Le syndrome de Horner est commun chez les chiens, chats, chevaux et autres espèces. Les signes sont généralement un œil en dedans (énophtalmie) avec une petite pupille (myosis), une paupière supérieure tombante (ptose) et une procidence de la membrane nictitante.

Qu’est-ce que le syndrome de Horner?

Il y a deux grandes divisions dans le système nerveux. Il y a la partie du système nerveux dont on est conscient et que l’on contrôle et il y a la partie du système nerveux qui est sous contrôle automatique et dont on n’est pas forcément conscient. L’œil reçoit une innervation du système automatique à la fois sympathique et parasympathique.

S’il y a quelque chose qui bloque l’influx nerveux du système sympathique qui va a l’œil, il y a alors un excès de stimulation du système parasympathique allant à ce même œil. Le résultat de ce déséquilibre est une pupille qui se contracte (myosis) et une relaxation des muscles extra-oculaires. L’œil va être un peu plus en dedans (dans l’orbite), la membrane nictitante va devenir proéminente et la paupière supérieure tombante. Ceux sont tous les signes du syndrome de Horner.

Quelles sont les causes du syndrome d’Horner?

Le nerf sympathique qui se rend à l’œil a un parcours remarquable car il ‘voyage’ du cerveau à l’oeil. Il court le long de la colonne vertébrale, en partant du cerveau, pour se rendre au niveau de la cage thoracique puis continue son trajet le long du cou avec l’artère carotide et la veine jugulaire, passe par l’oreille moyenne avant d’atteindre l’œil. Le syndrome de Horner est associé à un dégât causé au système d’innervation sympathique de l’œil. Le dégât peut avoir diverses origines et peut se localiser à n’importe quel endroit sur le trajet décrit précédemment. Ainsi le syndrome de Horner peut être associé à une tumeur du cerveau, une blessure à la colonne vertébrale, une tumeur thoracique, une blessure au cou, une blessure avec un collier étrangleur, une infection de l’oreille moyenne, une maladie virale, une maladie immunitaire ou encore idiopathique (dont la cause est inconnue).

Quel est le traitement?

Dans la plupart des cas de syndrome de Horner idiopathique (dont on ne connait pas la cause), on assiste à une rémission spontanée en 6 à 16 semaines. Un examen physique approfondi est nécessaire pour exclure toutes les autres causes de syndrome de Horner. Si le vétérinaire suspecte que la cause du syndrome de Horner n’est pas idiopathique, il est alors prudent de réaliser un bilan sanguin hématologique et biochimique et des radiographies des poumons.

S’il s’agit d’un syndrome de Horner idiopathique, les signes cliniques vont disparaitre progressivement. Il est important de savoir que votre animal n’est pas en douleur : cette affection oculaire est la conséquence d’un problème neurologique et n’est pas douloureuse.

Syndrome de Horner, chien. chat, chevaux, œil enfoncé, petite pupille, paupière tombante, yeux à l'envers, Phényléphrine, otite, traumatisme, tumeur, cerveau

Photo 1: Syndrome de Horner chez un chat
Photo 2: Le même chat 10 minutes après l’instillation d’une goutte de phényléphrine:
la disparition des signes confirme le diagnostic de syndrome de Horner.

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